Les techniques de travail |
Quand on pense au vitrail, on pense aux églises et aux cathédrales. En effet, depuis le Moyen-âge, le vitrail, alors quasi-privilège de l’art sacré, était considéré comme une composition décorative, didactique, rapprochement à Dieu par les couleurs et la lumière. Pourtant aux États-unis et en Angleterre le vitrail est entré largement dans le domaine privé. Les maisons victoriennes, les pubs anglais, la décoration des demeures américaines, petites ou grandes, en témoignent depuis plus d’un siècle. |
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La technique Tiffany Il s’agit d’une technique relativement récente mise au point par Louis C. Tiffany à la fin du XIXe siècle. Après avoir tracé le carton et découpé son double aux ciseaux à trois lame, le verre est découpé suivant un gabarit. Les morceaux sont meulés, sertis par un ruban de cuivre, pour être ensuite soudés à l’étain. On a ainsi la possibilité de réaliser des vitraux incorporant des morceaux de verres de petites dimensions, de faire apparaître les plus petits détails sans utiliser nécessairement de peinture, en jouant avec les nuances et les couleurs infinies des verres coulés américains. Autre intérêt : la technique permet de réaliser des structures tridimensionnelles comme les lampes et autres objets de décoration Louis C. Tiffany (1848-1933), Vitrail art nouveau, vers 1905. Metropolitan Museum of Art, New York. |